22 janvier 2025

Interview avec Maxime Monges, alumni et fondateur des cookies Intro

Découvrez l’interview de Maxime Monges, fondateur des cookies vegan Intro et alumni du Mastère Développement Durable à Paris.

Quel est ton parcours, pourquoi l’ESI Business School ?

« Après une Licence de Droit et un une année de césure en van en Nouvelle-Zélande, j’ai eu envie de créer une entreprise à impact mais j’avais le sentiment que je manquais d’expérience et de connaissances (impact, marketing, commercial, etc.). Le double cursus de l’ESI Business School et l’alternance semblait être une bonne idée pour acquérir les compétences qui me manquaient. »

 

La création de son entreprise : Intro, des cookies Vegan

Peux-tu nous décrire ton entreprise en quelques mots ?

« Notre consommation de produits d’origines animales a beaucoup augmenté depuis un siècle, résultat l’élevage représente aujourd’hui 14,5% des émissions de CO2 mondiales et plus de 65 milliards d’animaux tués par an. Chez intro la mission est de montrer qu’on peut se faire plaisir sans détruire le vivant en végétalisant sa pause gourmande de la journée au travers d’une gamme de pâtisseries végétales. »

Qu’est-ce qui t’a inspiré à créer ta propre entreprise ?

« C’était quelque chose que j’avais au fond de moi depuis 3 ans, qui a commencé à arriver en Nouvelle-Zélande. Je pense que c’est un mélange de rencontres et d’un déclic perso d’avoir envie de changer les choses à mon échelle. »

Comment as-tu démarré ton entreprise ? 

« J’ai quitté mon CDI avec une vague idée de ce que je voulais faire : des desserts. Pas de nom de marque, pas de prévisionnel, bref juste une idée. Au bout de deux mois, j’ai rejoins un incubateur pour des jeunes de moins de 30 ans qui ont des projets à impacts pour m’entourer, m’inspirer et me challenger. J’ai eu l’occasion de participer à l’event d’un ami pour proposer mes cookies à la vente et tout a commencé de là en voyant le sourire des personnes repartir avec leur cookie. J’ai enchaîné les marchés de Noël et j’ai commencé à rencontrer des professionnels à Paris avec qui je pouvais collaborer pour revendre mes produits et démocratiser la nourriture végétale. »

Quels ont été les plus grands défis que tu as rencontré en lançant ton entreprise et comment les as-tu surmonté ?

« Je pense que le plus compliqué pour moi a été de me lancer, de confronter mon produit à la réalité, c’est-à-dire tenter de les vendre. Plus généralement, il y a des défis plus ou moins grands tous les jours, et c’est toujours compliqué pour moi de sortir de ma zone de confort. L’astuce que je me suis trouvé c’est de toujours dire « oui » même quand je ne sais pas faire, ça m’oblige à accélérer et trouver des solutions rapidement. »

As-tu bénéficié de mentors ou de soutiens particuliers lors de la création de ton entreprise ?

« J’ai été accompagnée par Live For Good pendant 6 mois au démarrage puis j’ai rejoint Réseau Entreprendre Paris. C’est vraiment vital de s’entourer quand on lance son entreprise, notamment de personnes qui vivent la même expérience que nous, se posent les mêmes questions etc. Il y a beaucoup de programmes d’incubations, il y en par secteur d’activités, certains sont spécialisé impacts, d’autres accompagnent les femmes, etc. Ça permet de s’entourer, et très souvent d’avoir un(e) mentor avec plus d’expérience pour accompagner, challenger, donner du recul sur notre entreprise. Je n’en serais pas là aujourd’hui sans mes mentors et les entrepreneur(e)s que j’ai rencontrés depuis 1 an. »

 

Devenir un entrepreneur

En quoi ta formation à l’école a-t-elle contribué à ton succès entrepreneurial ?

« L’alternance m’a beaucoup appris, j’ai eu la chance de travailler dans des entreprises avec des postes 360 me permettant de développer des compétences de base sur divers sujets. Le mélange avec les cours et l’expertise des intervenants est selon moi la meilleure des manières d’apprendre. Les intervenants du Mastère 2 m’ont particulièrement permis de challenger mon projet puisque déjà à cette époque j’avais une idée de l’entreprise que je voulais créer. Je la prenais donc tout le temps comme sujet de mes travaux de groupe. »

Quel a été le moment le plus gratifiant de ton parcours entrepreneurial jusqu’à présent ?

« C’est assez bateau, mais je crois que je suis hyper fière d’avoir vendu mon premier produit. Il y a quelque chose de très gratifiant à vendre quelque chose qu’on a pensé, développé, fait en solo. Et ensuite il y a forcément eu les premiers clients pro, les premiers évènements, les premiers envois en France (B2C et B2B). Les personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux, les clients de mes clients qui disent que c’est leur dessert préféré. Rejoindre des programmes d’incubations et être « validé » par ses pairs. Bref je pense que je peux trouver beaucoup de gratification dans mon parcours »

Peux-tu partager un échec que tu as rencontré et ce que tu en as appris ?

« J’ai voulu déléguer la partie la plus stratégique de mon entreprise, la production. Je vends un produit food, chaque unité doit donc avoir la même qualité, dans chaque point de vente et pour chaque livraison. Un client n’est jamais acquis, le jour où il trouve que votre produit est moins bon qu’avant, il vous laisse rarement une deuxième chance. En gros, à chaque fois qu’un client mange un dessert, il faut le convaincre de nouveau que c’est gourmand. Il faut identifier rapidement les éléments clés de son entreprise et les garder en interne pour s’assurer de la qualité de ce qu’on délivre. »

Quel impact souhaites-tu avoir avec ton entreprise ou quelles valeurs souhaites-tu véhiculer ?

« Mon rêve c’est que tout le monde devienne vegan. C’est utopique mais il faut savoir rêver grand pour avancer. L’idée c’est de transmettre des valeurs écologiques et sociales avec un produit hyper gourmand et accessible. »

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants ou alumni qui souhaitent créer leur propre entreprise ?

« Il faut tester son idée le plus tôt possible, la confronter à la réalité car il y a souvent un fossé énorme entre ce qu’on imagine et la réalité. Ne pas avoir peur de parler de son idée car personne ne nous la volera. S’entourer d’entrepreneurs en rejoignant des réseaux d’incubateurs. Bref ne pas rester seul et oser aller parler et confronter son idée au réel. »

Retrouvez d’autres témoignagnes de nos étudiants ! 

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