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Le retour inquiétant du plastique à usage unique

Depuis le début de la pandémie, et encore aujourd’hui pour se protéger du Covid-19, le recours aux matières plastiques semble faire son grand retour et être la solution privilégiée en temps de crise. Masques et gants, plaques de plexiglas et films plastiques géants, ou encore protection plastiques autour de tous les aliments que nous consommons, il est omniprésent. Ce constat inquiète fortement les défenseurs de l’environnement. Et il y a de quoi ! Alors que la traque envers le plastique à usage unique était devenue une priorité pour beaucoup de pays, on retrouve une hausse de la consommation, et une pollution accrue due aux déchets. WWF appelle notamment à la vigilance, car les trottoirs des quatre coins du monde sont jonchés de masques ou de gants usagés, qui finiront inexorablement dans l’océan.

 

Les industriels du plastique en première ligne

C’est une aubaine inespérée pour les entreprises de la plasturgie, qui ont saisi l’opportunité pour remettre au goût du jour une matière qui avait mauvaise presse, et qui commençait (doucement) à disparaître. Avec le Covid, la priorité est à l’hygiène et à la propreté : pour rassurer les humains du monde entier, il faut leur garantir des produits/services sans risque de contamination. Leurs solutions ? Emballage à tous les étages !

Aux Etats Unis, la Plastics Industry Association, un puissant lobby pro plastique a réclamé que son activité soit considérée comme “essentielle”, et a déclaré que “le plastique à usage unique était une question de vie ou de mort” en ces temps troublés. En France, le Syndicat National de la Plasturgie a, lui aussi, déclaré que sans emballages uniques, les aliments ne sont pas protégés contre le germes. Des déclarations qui jouent sur les peurs des consommateurs. En Arabie Saoudite, les gants à usages uniques sont obligatoires dans tous les magasins; en Californie, l’interdiction de ventes de sacs plastiques a été levé pour 2 mois…

Partout dans le monde, le plastique revient en force.

 

Protection : les fausses idées sur le plastique

S’il est indispensable pour l’usage médical, le plastique n’est pas la matière privilégiée pour la consommation courante. En effet, il s’avère que le plastique n’est pas une protection absolue contre le virus, et il est même prouvé qu’il survit plus longtemps sur cette matière que sur d’autre. Des chercheurs ont détecté des traces de ce coronavirus 2 à 3 jours sur une matière plastique, seulement 24h sur du carton… Pour lutter contre le coronavirus, l’OMS annonce aussi qu’il est plus efficace de se laver les mains régulièrement, que de porter des gants.

Les dispositifs mis en place dans l’urgence de la situation ont privilégiés l’usage unique : une notion qui était en train d’être combattue notamment par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire. Notre monde post-covid peut trouver d’autres solutions moins polluantes pour la planète, et tout aussi respectueuses de la santé et de la protection de ses habitants.

 

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Pour une action plus claire et responsable

Des associations et des entreprises de l’économie circulaire appellent à la responsabilité du gouvernement, et alertent sur la crise écologique qui est en train de se jouer : parmi ces structures on retrouve SodaStream, Réseau Vrac, Zéro Waste France ou encore Le Slip Français, entre beaucoup d’autres. Ils appellent l’Etat et les collectivités à communiquer sur plusieurs points :

  • La mise en valeur des initiatives déjà existantes, engagées et innovantes, liées à l’économie circulaire, mises en places par de nombreux entrepreneurs français qui évitent l’usage unique.
  • Rassurer sur la qualité de l’eau du robinet en France, afin de lutter contre l’usage systématique des bouteilles d’eau.
  • L’incitation envers les fédérations professionnelles et la grande distribution à travailler sur des pratiques moins génératrices de déchets, tout en protégeant leurs équipes, et les consommateurs.

 

Les solutions existent, à nous d’agir dans le bon sens !

L’ESI Business School soutient ces actions et forme les futurs entrepreneurs et acteurs du développement durable ! Intéressés ?

 

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