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14 décembre 2018

Les solutions pour un futur décarboné

Le 27 et 28 novembre s’est déroulé à l’hôtel de ville de Paris le forum Smart City. Lors de ce forum, plusieurs intervenants, venant de différents horizons professionnels, sont venus débattre sur les meilleures façons de réduire l’émission de carbone, notamment dans les villes.

 

Les solutions des énergies

Les solutions pour un futur décarboné

Les solutions pour un futur décarboné

Les solutions pour le 0 carbone existe, il faut juste pouvoir les vendre. C’est en tout cas ce que pense Franck Bruel, directeur adjoint du Groupe ENGIE. D’après lui, la transition énergétique peut venir des vendeurs d’énergie non verte. Mais n’aura de sens que si c’est rentable et si le niveau de confort reste le même, car les populations refusent toute innovation si ce niveau baisse.   En parallèle nous avons Marie-Ange Debon, directrice générale de Suez, qui propose deux axes dans la façon de gérer l’eau. La distribution de l’eau représente 10% de notre consommation d’énergie.   Les solutions passent par la rénovation des canalisations mais surtout par une meilleure gestion de la pression de l’eau dans les réseaux à travers des logiciels informatiques.   De plus, l’eau et les déchets sont de bons candidats pour la création de ressources alternatives aux énergies fossiles. En effet, la boue permet de fabriquer du méthane qui peut être utilisé en tant que biocarburant par exemple.   Or parmi les 20 000 stations d’épuration en France, seules 20% d’entre elles sont équipées pour le recyclage de la boue. De même pour les déchets organiques. Ils peuvent être utilisé pour la création de bio méthane mais sur 46 millions de tonnes annuel, seulement 1 million de tonne est recyclé pour la création d’énergie. Une économie circulaire est essentielle pour le zéro carbone.

Les solutions des infrastructures

Les solutions pour un futur décarboné

Les solutions pour un futur décarboné

Pour Pierre-André de Chalendar, président directeur de Saint-Gobain, les meilleures énergies sont celles que l’on ne consomme pas. Les bâtiments sont à l’origine de près de 40% de la consommation d’énergie et des déchets produits. C’est pourquoi il faut concentrer les actions et les aides sur la rénovation des anciens bâtiments en visant l’économie d’énergie. Cette motivation n’est aujourd’hui qu’à l’origine de 25% des demandes de rénovation.   Franck Bruel appuie cette solution en ajoutant que l’état doit faire un gros effort dans la rénovation des infrastructures public, et ce, le plus rapidement possible. L’état et les entreprises ont une grande part de responsabilité dans la transition énergétique d’un pays.

Les solutions sociales

Les solutions pour un futur décarboné

Les solutions pour un futur décarboné

Mais la solution doit aussi venir des personnes, les comportements doivent être changés. Les solutions ne sont pas simples. Frédéric Mazzella, président fondateur de Blablacar, le montre très bien à travers l’utilisation de la voiture. Le problème de la voiture est qu’elle est trop versatile, il est difficile de vouloir changer de moyen de transport une fois que l’on en a une.   Malgré cela, on note une évolution dans les comportements. Les gens font plus souvent du covoiturage mais le font pour des raisons économique et non écologique. Et bien que les français éprouve une certaine réticence au covoiturage pour le trajet domicile-travail, les mentalités évoluent.   Ces solutions pour y palier serait de récompenser les conducteurs qui proposent leur place dans le trajet domicile-travail suivant la distance, des voies réservés quand c’est possible et des parking relais systématiques. En somme, les changements de comportements doivent être encouragés et accélérés.   Frédéric Mazzella est rejoint dans cette idée d’incitation à l’accélération des changements par Jacques Richier, président-directeur général chez Allianz France. Il va plus loin de proposant qu’une certification verte externe aux entreprises soit mise en place ainsi qu’un système récompense-punition pour ces dernières dans leur impact environnemental pour les inciter au changement.   On peut déjà voir une évolution des comportements chez la population des pays moderne. Les Français mangent moins de viande, les européens produisent moins de déchets et les trient mieux, des étudiants souhaitent intégrer des entreprises responsables et des écoles forment à de futurs métiers adaptés à la situation.   Les économies et innovations sur les transitions énergétiques sont déjà énorme, et ce n’est que le début. 

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